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par Jean-Baptiste Sieuw
La vie politique est cruelle, personne ne le contestera : c'est une jungle où règne souvent la loi du plus fort. Les rêves et les projets, qu'ils soient égoïstes ou non, se télescopent lorsqu'il s'agit d'accéder aux manettes : les plus chevronnés savent en user pour imposer leur projet contre ceux des autres.
Une des meilleures à ce petit jeu s'appelle Ségolène Royal.
Elle sait que ses adversaires sont prêts à renoncer à leurs rêves pour avoir les miettes qu'elle voudra bien leur donner, et pour cause, lorsqu'on s'engage, on a tendance à penser qu'un peu vaut mieux que rien du tout. Les gros politiques oublient souvent que les petits aussi veulent faire aboutir leur projet et essuyer échec électoral sur échec électoral a bien évidemment un côté lassant.
Malgré tout, et c'est peut-être le fait de mon jeune âge, je peine à croire qu'on puisse se contenter de compromis quand on a espéré changer la vie politique du tout au tout. 5 places éligibles en Poitou-Charente, oui, bien sûr, c'est tentant. C'est parfois la clé qui permettrait à certains de nos amis de mettre en pratique, sur certaines choses, les idées que nous défendons. C'est un argument irréfutable. Mais il y en a un autre : nous avons les moyens de devenir le parti présidentiel, certains semblent l'oublier. Et ce n'est pas en devenant les vassaux de Ségolène Royal – et qui, elle, n'a toujours pas les moyens de devenir présidente – que nous ferons notre révolution orange.
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