Médecin aux urgences et au SMUR du centre hospitalier de Lens depuis 2006, il possède le statut de praticien attaché associé. Il est donc entré dans la dernière année avant l'obtention du statut de médecin urgentiste français. Mais son titre de séjour n'a pas été renouvelé, alors qu'il affirme que sa situation est restée la même.
La direction, qui ne voulait pas perdre Mounir, a entrepris de le faire passer d'étudiant à salarié, ce que la préfecture a refusé.
Ses collègues l'estiment beaucoup, « humainement et professionnellement », précise l'un de ceux qui travaillent de nuit avec lui.
La vie politique est cruelle, personne ne le contestera : c'est une jungle où règne souvent la loi du plus fort. Les rêves et les projets, qu'ils soient égoïstes ou non, se télescopent lorsqu'il s'agit d'accéder aux manettes : les plus chevronnés savent en user pour imposer leur projet contre ceux des autres.
Une des meilleures à ce petit jeu s'appelle Ségolène Royal.
Elle sait que ses adversaires sont prêts à renoncer à leurs rêves pour avoir les miettes qu'elle voudra bien leur donner, et pour cause, lorsqu'on s'engage, on a tendance à penser qu'un peu vaut mieux que rien du tout. Les gros politiques oublient souvent que les petits aussi veulent faire aboutir leur projet et essuyer échec électoral sur échec électoral a bien évidemment un côté lassant.
Malgré tout, et c'est peut-être le fait de mon jeune âge, je peine à croire qu'on puisse se contenter de compromis quand on a espéré changer la vie politique du tout au tout. 5 places éligibles en Poitou-Charente, oui, bien sûr, c'est tentant. C'est parfois la clé qui permettrait à certains de nos amis de mettre en pratique, sur certaines choses, les idées que nous défendons. C'est un argument irréfutable. Mais il y en a un autre : nous avons les moyens de devenir le parti présidentiel, certains semblent l'oublier. Et ce n'est pas en devenant les vassaux de Ségolène Royal – et qui, elle, n'a toujours pas les moyens de devenir présidente – que nous ferons notre révolution orange.
Eric Besson était à Marseille pour débattre de l'identité nationale. Il aura suffi que le ministre de l'Immigration s'absente quelques minutes des salons d'honneur de la préfecture des Bouches-du-Rhône pour que le débat dérape.
Le motif : une déclaration du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin qui, évoquant les suites du match Algérie-Egypte en novembre, a parlé de « 15 000 musulmans qui ont déferlé » dans le centre-ville de Marseille.
Ces propos, le vice-président de l'UMP les aurait en fait tenus un peu plus tôt dans l'après-midi, à l'occasion d'une réunion organisée par son parti dans les salons d'honneur du stade Vélodrome et qui portait déjà sur le thème de l'identité nationale.
Le maire s'était exprimé au même titre qu'Eric Besson ou d'autres intervenants, et avait choisi de revenir sur les débordements qui avaient suivi, à Marseille, la victoire de l'Algérie face à l'Egypte à l'occasion des éliminatoires de la Coupe du monde de foot.